Qui sont les hackers? – Samuel Verley/Elodie Perrotin

Note : 5 sur 5.

Mots clés

littérature jeunesse   démocratie   nouvelles technologies   actualité   réseaux   technologie   foi   internet   liberté   hacker   informatique   pirates  

Présentation

Controversés, les hackers sont à la fois la hantise des informaticiens et aussi des lanceurs d’alertes qui éveillent les consciences et l’opinion publique. La collection POCQQ traite des sujets d’actualité avec la distance qui permet à chacun de se faire une opinion !

Mon avis

Pour ma toute première critique d’un livre « jeunesse », je remercie les Éditions Ricochet et la masse critique de Babelio qui m’ont permis de découvrir l’univers des « hackers ». Celui-ci fascine et fait peur tout à la fois, au moins à la génération actuelle car elle ne le comprend pas encore très bien. Ce livre apporte un éclairage de base pour des jeunes de 11-13 ans environ (mais peut s’adresser aussi aux adultes). D’ailleurs, ces nouvelles générations sont déjà « à fond » dans les nouvelles technologies et apprennent à vivre avec, dès leur plus jeune âge.

A l’heure actuelle personne n’imagine, un monde sans Internet et si tous s’en servent au quotidien, très peu s’intéressent vraiment au fonctionnement de la « machine ». C’est là qu’interviennent, en première intention, les « techniciens » qui ont été formés pour cela, puis plus généralement les « bricoleurs du dimanche » et les « bidouilleurs » en tout genre (précisons qu’un hacker était, avant les années 80, juste un «mécanicien astucieux », avant de prendre la connotation nettement plus péjorative de « pirate informatique ».

Structuré en plusieurs points, ce livre commence par quelques repères historiques, pour replacer la notion de « hacker » dans son contexte ; Depuis les années 50 et les balbutiements de l’informatique avec des ordinateurs, réservés à l’armée au départ, qui ressemblent à de grosses machines à calculer aux technologies avancées d’aujourd’hui en passant par la création du 1er réseau informatique en 69, la construction du 1er PC en 81 et sa démocratisation puis la création du Web en 91 avec toute l’évolution qu’il peut connaitre chaque année et la naissance du « Dark Net » (univers « parallèle » qui permet de naviguer anonymement et où l’on y trouve le meilleur comme le pire y compris des sociétés aux activités illégales qui sont traqués par la « cyber-police » créée par le FBI.

On voit bien qu’il existe une « culture » du hacking. C’est presque un concept philosophique. Les hackers forment rapidement des « communautés » qui rejettent toute forme d’autorité supérieure (qui sont des obstacles à la circulation des connaissances). Ils prônent l’égalité, les expériences mutualisées, les échanges des découvertes pour faire avancer la science. Mais on va aussi découvrir les effets « pervers » (tel que la surveillance de masse qui sert à espionner, censurer, punir et où anonymat et vie privée sont menacés). Les hackers trouvent ces outils dangereux pour la démocratie.

Puis, le livre distingue les différentes sortes de « hackers » entre les « bâtisseurs » des « destructeurs ».

Les Black-hats (crackers) ou le côté « sombre » de l’informatique. Ils utilisent les failles des systèmes à des fins malveillantes (pour détruire ou infecter).

Les White-hats sont quant à eux, des « black-hats » reconvertis. Recrutés par des entreprises, par le FBI ou des gouvernements, ils deviennent des talents très recherchés. Ils sont utilisés pour identifier les vulnérabilités des systèmes, renforcer les sécurités, et les protéger des cyber-attaques.

Les Grey-hats qui comme son nom l’indique ne sont « ni tout blanc, ni tout noir ». Ils se définissent comme des hackers « éthiques » et constructifs qui agissent pour la « bonne cause ».

Enfin, Les hacktivistes (militants et engagés) ont une vision encore plus « idéalistes » des choses. Ils tentent de mettre la technologie au service de la liberté de tous pour construire une nouvelle société.

Pour finir le livre souligne la nécessité absolue « pour tous les citoyens de se mette « à niveau » pour ne pas se retrouver impuissants face à l’exploitation malveillante de cette technologie ». Est-ce vraiment réalisable pour tous?

Le livre est bien présenté, la couverture et la présentation des différents chapitres sont attrayants, aérés et ludiques. Ils sont, de plus, joliment mis en image. L’écriture est fluide et agréable. Beaucoup de termes « techniques » cependant mais, je doute que cela représente un véritable obstacle pour les enfants maintenant puisqu’ils savent déjà se servir d’un ordinateur avant de savoir lire ! A l’heure où l’on apprend à se servir d’un ordinateur comme d’un « outil » des plus banals et qui est enseigné à l’école dès le plus jeune âge, il faut maintenant s’inquiéter de leur inculquer plutôt une « déontologie » (un mode d’emploi ou un guide de « bonnes pratiques ») pour qu’ils soient des utilisateurs « avertis » et « éclairés » afin qu’ils utilisent le Net à bon escient.

Alors : « Héros ou criminels ? Pirates ou lanceurs d’alertes ? Craindre ou soutenir ? » Comme le dit la quatrième de couve. Les questions que pose le livre restent à débattre….

… Critique un peu longue… désolée, mais y’a tellement à dire ! Merci à ceux qui auront pris la peine de lire jusqu’au bout !

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