L’Île des chiens Patricia Cornwell

Note : 3.5 sur 5.

Mots clés

récits   satire   roman   thriller   romans policiers et polars   médecin légiste   police   indépendance   écrivain femme   andy brazil   îles   humour   corruption   guerre civile   pirates   états-unis   littérature américaine   américain   policier anglais   judy hammer  

Le pitch

Tanger Island, baie de Chesapeake. Située à quelques kilomètres des côtes de Virginie, cette petite île vient de se soulever et menace de faire sécession. Au bord de la guerre civile, la région sombre dans le chaos et une bande de criminels en profite pour voler, violer et tuer en toute impunité. Le gouverneur, manipulé par des politiciens sans scrupules, est impuissant à ramener l’ordre. Judy Hammer, nouveau superintendant de la police virginienne, et Andy Brazil, son bras droit, ne pourront compter que sur eux-mêmes…

L’Île des chiens, quatorzième roman de Patricia Cornwell, est une satire corrosive et irrévérencieuse d’une Amérique rongée par la peur et la corruption.

Mon avis

J’ai lu ce livre il y a très longtemps, et je l’ai retrouvé récemment au fin fond de ma bibliothèque. Il me restait néanmoins des souvenirs encore très vifs de cette histoire, qui ne m’avait pourtant pas fait très forte impression sur le moment. Je me suis donc attelée à la relire, entre deux « nouveautés ». Et je ne le regrette pas ! J’ai véritablement redécouvert Cornwell autrement et ça ne m’a finalement pas déplu.

Mais, il faut le dire d’entrée et l’annoncer bien haut: NON, ce n’est pas une enquête de K. Scarpetta. NON, ce n’est pas un polar usuel. Oui, P. Cornwell s’essaye à l’humour, noir et grinçant. Ici, ce n’est pas la célèbre légiste qui est à l’œuvre, mais Andy Brazil et Judy Hammer. Unique, une fille vraiment … unique !

Alors, il ne faut surtout pas essayer de trouver des parallèles avec les autres polars de l’auteure ; en aucun cas tenter de comparer, sinon effectivement c’est la déception assurée ! Je pense qu’il faut savoir rester « ouvert » aux propositions des auteur(e)s… et conserver un minimum de « curiosité » !

Ici, c’est l’histoire d’une île tranquille et sans histoire dans la baie de Shesapeake qui se retrouve au bord de la révolution à la suite de diverses manipulations d’opinions et qui va se trouver livrée à des pirates de la route qui sévissent en bandes organisées. Politique, corruption et tout ce qui va avec règne en maitre !

Nous assistons à une sortie des sentiers battus que d’aucuns ont jugé « inappropriée ». Cornwell est parti loin de ses terres de prédilection. Je comprends que les aficionados de Kay Scarpetta ont été un peu déçue mais n’empêche…

Un étrange Cornwell, qui ne ressemble à aucun autre. Un roman noir plutôt et surtout une satire sur la manipulation d’opinions, d’une Amérique qui tremble et les corruptions dont des gens importants usent et abusent. Une caricature aussi des personnages qui se font manipuler comme des marionnettes. L’Amérique, ce colosse aux pieds d’argile…
Ici ce sont les essais d’un certain « officier vérité » qui mène l’enquête et qui emploie les mêmes armes que les manipulateurs pour mieux les dévoiler.

Pour le moins déroutant, on découvre une autre facette de Patricia Cornwell que celle dont elle nous avait habitué. Essai réussi.
Si je devais donner un bémol ce serait la lenteur à laquelle se déroule l’histoire… Ce rythme qui coule, tranquillement, peut-être énervant. Ça n’est pas assez « enlevé » pour être un vrai polar. Jusqu’au dénouement que l’on attend pour une fin somme toute un peu « attendue » et pas vraiment originale.

Ça raconte, ça expose, ça prend des chemins de traverse, ça décrit mais je pense que c’est nécessaire aussi à la bonne compréhension de l’histoire. Et d’ailleurs de l’Histoire avec un grand « H » aussi puisqu’il est question des premiers colons qui débarquèrent en Virginie et des pirates qui en avaient fait leur repère dès 1806. Un morceau d’histoire inconnue de notre « vieux » continent.

Au finish j’ai apprécié cette deuxième lecture, différente mais néanmoins intéressante. J’ai aussi probablement un autre regard. J’avais bien failli passer complètement à côté du truc, mais en y repensant rétroactivement, c’est un bon roman. Ça a déstabilisé la plupart de ses lecteurs qui n’ont pas appréciés. Mais après tout, un écrivain n’est-il pas là pour nous surprendre et rompre la monotonie et le ronron du quotidien ?

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