Le cri – Nicolas Beuglet

Note : 3 sur 5.

Mots clés

roman   thriller psychologique   suspense   romans policiers et polars   thriller   hôpital   folie   peur   enquêtes   expérimentation   cia   mort   religion   psychiatrie   hôpital psychiatrique   guerre froide   science   meurtre   norvège   littérature française  

Le pitch

À quelques kilomètres d’Oslo, l’hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l’inspectrice Sarah Geringën pressent d’emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés qu’il porte sur le front, s’est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres – un cri de peur primale. Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va découvrir une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…

Mon avis

J’avoue avoir acquis ce livre « à cause » de (ou « grâce à », c’est selon…) sa magnifique couverture, mystérieuse et évocatrice mais je dois dire qu’il n’a rempli ses promesses qu’à moitié et finalement je ressors de l’aventure avec un avis très « mitigé »….

Tout commence sur les chapeaux de roue : un hôpital psychiatrique, un cadavre, une mort suspecte, une inspectrice avec des problèmes dans sa « life »… ça démarre fort et bien !! … le dit « mort », se serait étranglé lui-même… un suicide ? Peu plausible (car enfin, peut-on raisonnablement se serrer la gorge soi-même suffisamment fort jusqu’à strangulation complète ??) comme le souligne le légiste, qui diagnostique plutôt un arrêt cardiaque suite à une « très très grosse frayeur »… de quoi a-t-il bien pu avoir si peur ? le suspense est total, et l’enquête commence bien…

Sarah Geringën, qui vient de se faire méchamment larguer par son cher et tendre va se lancer à corps perdu dans l’enquête sur ce curieux patient de l’hôpital psychiatrique norvégien de Gaustad qui a une bien étrange inscription sur le front et dont personne ne semble se souvenir d’où il vient. le patient « 488 » ainsi surnommé à cause de cette fameuse inscription, qui couvrait sa chambre des mêmes graffitis inlassablement sans que personne ne sache ce qu’ils signifient, va les emmener de Norvège, à Paris, puis à Londres, sur l’ile de l’Ascension, aux États-Unis dans le Minnesota et même à Nice pour le retour en France! A Paris, elle y fera la rencontre de Christopher, journaliste d’investigations et de terrain avec qui elle continuera l’enquête et quelle enquête !!

Ça tourne carrément au « James Bond » où les héros ne mangent jamais, ne dorment pas et continuent à se battre malgré les coups et la douleur. C’est simple, ils sont « increvables » !! de vraies « machines de guerre » !! Et même s’ils ne sont pas tous formés pour et bien ça n’est pas grave, ils sont « trop forts » quand même !!…. même « mort », ils ne le sont pas !!!! C’est tout de même parfois un peu « gros » à avaler mais qu’importe ; pas de temps mort, ça bouge, il y a de l’action (plein d’action), des courses-poursuites à la limite de la crédibilité, un chouïa de romance, beaucoup de déduction, un brin d’ésotérisme, des expérimentations pseudo-scientifiques : donc, tout y est… Justement c’est là que le bât blesse, il y a trop de tous les genres en fait… polar nordique, espionnage, chick-lit, roman cabalistique, dark romance. On se croirait dans un film en cinémascope (on voit là le côté « scénariste » de l’auteur qui ressort bien)…

Oui….. Oui mais voilà, la fin m’a beaucoup déçue et n’est pas du tout à « la hauteur » du bouquin à mon sens. C’est un peu comme un soufflé qui serait « monté » à la cuisson, puis serait retombé brusquement d’un coup, à sa sortie. Ça m’a fait quasi le même effet. La tension monte petit à petit au fil des pages et on y prend plaisir …. pour redescendre d’un coup à la fin. Plaffff !!! Comme « un plat » à la piscine !

Quand Sarah arrive à l’H.P., le thriller prend une bonne tournure, quand elle rencontre Christopher, le frère de celui qui a mis « le feu aux poudres » finalement, on commence à « tiquer » ; quand intervient une histoire de tout-vilain-pas-beaux de la CIA avec leurs expériences et leurs méthodes plus que douteuses, on se dit que ça devient « too much » avec le côté « factice » des bagarres à l’américaine… et la fin, servie comme un feu d’artifice avec un bouquet « final » d’enfer reste malgré tout « convenue » (comme un scénario bien rodé, typographié et réglé à la virgule près) et m’a laissée un peu de marbre. Vraiment dommage car j’avais été emballé par la première partie consacrée à l’univers psychologique et psychiatrique. Je n’en garderai malheureusement pas un souvenir impérissable !

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