Tôt, un matin – Virginia Bailly

Note : 4 sur 5.

La première période se situe à Rome en 1943.
L’héroïne, se nomme Chiara et l’histoire commence lorsqu’elle assiste à une rafle dans le ghetto juif par un jour très matinal d’Octobre. Ils sont là, par dizaine, groupés au pied des immeubles, serrant de petites valises de fortune pour tout bagages et n’ayant même pas eu parfois la présence d’esprit de s’habiller.

Ils sont emmenés dans des camions SS dont nul ne connait la destination à l’époque. Une mère cependant semble comprendre qu’ils ne reviendront probablement pas et cherche quelqu’un des yeux. Son regard s’arrêtera sur celui de Chiara qui comprendra la supplique et qui déclarera que ce petit là est son neveu. Afin de le soustraire à un destin incertain, à la mort…

Cependant Chiara, ne s’attend pas à rencontrer autant de difficultés avec le petit Daniele, qu’elle considère alors comme sont fils, « son garçon ». le petit est en effet assez grand pour comprendre en partie la situation et se défend de parler pendant des mois (choc mutique dira-t-on); c’est un petit garçon solitaire et triste. qui deviendra un adolescent difficile puis un jeune adulte ingérable.

Puis nous passons en 1973, où Maria une jeune Galloise apprend qu’elle est la fille de Daniele, un jeune Romain, rencontré brièvement par sa mère en Italie. Maria, n’a désormais de cesse que de vouloir se rendre auprès de Chiara, qu’elle croit sa « logeuse » afin de partir sur les traces de ce père biologique sont elle ne sait rien.

Chiara acceptera sur un coup de tête de la recevoir pour les vacances d’été dans sa maison à Rome et les deux femmes vont se rencontrer, s’affronter, s’aimer au rythme de l’histoire d’un désormais absent qui joue les Arlésiennes: Daniele.

Je craignait un peu que ce livre me déçoive; qu’il soit trop « guimauve » et sans intérêts. J’ai découvert au contraire un roman très attachant avec des personnages fantasques, drôles, mais surtout émouvants à l’instar de l’amie de Chiara, Simone dont on apprendra qui elle est réellement plus tard au fil des pages.

Un roman touchant qui traite des difficultés de recueillir un enfant suffisamment âgé pour comprendre son histoire et ne pas considérer ceux qui le recueillent comme ses parents. La difficulté des relations qui s’établissent (ou pas) entre eux.

Une belle réussite à mon sens. L’écriture est simple, elle coule bien; les descriptions de Rome sont précises et surement parlantes pour ceux qui connaissent cette ville. Pour ceux qui ne la connaissent pas, elle donne envie de s’y faire un petit weekend!

Alors d’aucuns n’ont pas supporté les multiples changement d’époques entre les chapitres, les flashbacks. C’est vrai qu’il faut rester vigilant au risque de s’y perdre et d’être obligés de revenir en arrière. Mais bon, ce détail m’a semblé mineur et ne m’a pas empêcher de me hâter de finir ce livre!

Par contre j’ai une réserve sur la toute dernière fin et le sort de Danièle qui semble avoir été bâclé tant ça se termine brutalement!! je suis sceptique…. ce livre aurait mériter quelques chapitres en plus avec un final plus étoffé.
Mais bon, ce n’est que mon humble avis….

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