Je sais où tu es – Claire Kendal

Note : 2.5 sur 5.

Bon, je suis navrée mais je vais lancer un gros pavé dans la mare. Bien consciente que l’auteur n’y est pour rien, ce thriller sentimental est hélas une énorme erreur de casting pour moi. En effet je ne suis pas friande du tout de ce genre littéraire et j’avoue que je ne l‘avais pas « vu venir ». La faute m’en incombe évidemment entièrement.… Enfin, attirée par le titre évocateur, la couverture très esthétique et la quatrième alléchante, me voilà embarquée dans les aventures mouvementées et angoissantes de Clarissa, secrétaire dans une université près de Bristol.

Celle-ci encore, sous le coup de sa rupture avec Henry, un homme marié qui travaillait avec elle (je trouve là un 1er indice de romance sentimentale – mais je choisi délibérément de l’ignorer) se voit harcelée constamment par Rafe, un autre collègue de travail, professeur à l’université (là on repart sur du bon vieux thriller…. Quoique ça peut-être aussi un autre signal… mais bon on continue). Comme on suit l’histoire uniquement du point de vue exclusif de l’héroïne j’ai pensé que peut-être la vérité énoncée pourrait être trompeuse, que tout pourrait basculer vers autre chose et j’ai donc continué ma lecture. Et puis, au finish quand la confirmation que ce roman est bien « sentimental », c’est trop tard, j’en ai lu bien trop pour abandonner sans connaitre la fin !… Piégée, je suis !

Pour rester objective, j’admets volontiers que la mécanique du harcèlement est bien décrite, les descriptions très détaillées des scènes de surveillances quotidiennes, des ruses utilisées par Clarissa pour y échapper sont bien écrite. La longueur même de ces descriptions fait bien ressortir l’angoisse qui en découle et l’omniprésence de son harceleur. La peur, le stress, les doutes que l’héroïne ressent nous les ressentons aussi.

L’impuissance de la police à la protéger, les conseils des brochures anti-harcèlement qu’elle suit à la lettre en tenant un journal minutieux de tout ce que Rafe lui fait subir sans rien omettre, la culpabilisation de la victime qui va même jusqu’à dire qu’elle a fait « l’erreur » de passer une nuit avec lui alors qu’en fait il l’a droguée et qu’elle n’était pas consciente. La violence psychologique que le harceleur fait peser sur elle l’amène à s’attribuer cette erreur alors qu’elle n’est pas fautive. Tous les ingrédients du suspense sont réunis là, pourquoi donc la sauce n’arrive pas à prendre pour moi ?

Et la spirale infernale continue ! Elle semble ne pas vouloir finir… le récit est pesant, répétitif pour nous faire comprendre combien c’est pénible à vivre. On se sent « traqué » au même titre que Clarissa.

En parallèle, elle assiste, en tant que juré d’assise, à un procès qui se tient près de chez elle et ce pendant plusieurs semaine, l’éloignant ainsi de son lieu de travail et donc de ce collègue plus qu’envahissant qui la terrorise. le procès des accusés qui sont eux aussi accusé de viol établi une résonance parfaite avec le cas de Clarissa et lui fait perdre peu à peu l’espoir d’être entendu par la justice. Pourtant, là au cœur de ce lieu clos où ils sont enfermés plusieurs heures d’affilées, elle y trouvera un peu de paix et elle le vivra contre toute attente comme une véritable bulle de liberté. Ce sera l’occasion pour elle alors de se faire de nouveau ami(e)s et qui sait repartir peut-être du bon pied.

Jusqu’à la toute fin, j’ai espéré que l’histoire allait prendre une autre tournure, allait prendre une autre dimension et en cela, j’ai été profondément déçue car au fond tout était dit d’avance et il n’y a eu aucune véritable surprise. On est aux antipodes de « Juste une ombre » de K. Giebel qui traite du même sujet. Je pense qu’en fait, j’attends beaucoup trop d’un thriller désormais, je suis peut-être devenue trop exigeante et du coup je suis restée sur ma faim…. Dommage !

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